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Une évaluation co-construite dans un cadre harmonisé
Il s’agit de développer chez les élèves l’esprit de responsabilité dans la conduite et l’évaluation de leur travail. C’est pourquoi l’autocorrection, l’autoévaluation, la co-évaluation, la critique constructive du groupe… la présentation de la production est aussi un tamis qui permet d’évaluer la pertinence du travail. Pour cela, le CLEF met en place divers niveaux de médiatisation de la production qui permettent de la trier en fonction de sa qualité, présentation dans le cahier de l’élève, accrochage sur les murs de la classe, envoi aux correspondants, exposition à l’extérieur de la classe, de l’établissement, utilisation de médias d’édition ou de diffusion informatique et internet. Le fait de choisir, de classer, de trier, d’archiver la production nous semble essentiel en matière de contrôle.Un répertoire de savoirs listant tous les savoirs mis en jeu dans l’année est donné à chaque élève en début d’année et chaque investissement dans les cours s’y réfère. Les connaissances engagées apparaissent en en-tête des fiches de TI.L’évaluation au CLEF n’est chiffrée (obligation académique) qu’en fin de trimestre dans un tête-à-tête entre l’élève et chaque professeur qui fait le point sur le travail effectué dans le trimestre.
L’autocontrôle par le contrat de travail
Le contrat de travail est un document prévisionnel de travail incluant des travaux à réaliser à court terme comme à moyen terme. Il est établi par chaque élève et validé par son professeur tuteur. Il s’agit donc d’un document contractuel et il permet la vérification de l’atteinte des objectifs que l’élève s’est fixé ainsi que l’analyse des causes éventuelles de non réussite.D’une façon générale, nous pensons qu’il est nécessaire d’articuler les différents moments de l’évaluation et de promouvoir un travail individuel des élèves qui s’inscrit dans un tel cadre contractuel. La déclaration de compétences peut alors prendre toute sa dimension : un élève peut ne pas être d’accord avec une évaluation, mais il doit alors fournir la preuve de ce qu’il avance ou proposer dans son contrat de travail suivant de repasser un test en T.I. qui prouvera l’acquisition en question. Rappelons que ce contrat de T.I. facilite l’accompagnement de chaque élève dans son choix (partiel) d’activités et dans la gestion de son temps de travail, dans le souci conjoint d’acquisition d’autonomie et de compétences, en respectant ses rythmes et ses besoins mais avec un souci constant de progrès et d’excellence.Un livret de compétences est constitué en adéquation avec les Programmes dans toutes les disciplines et au niveau de chaque pilier du socle, mettant en avant des dates butoirs plus ou moins modulables en fonction de chacun (ex : en fin de première un élève doit être capable de composer un commentaire littéraire). Ce livret est rempli conjointement par les élèves et par les différents enseignants qui croisent ensuite leur sentiment au moment du tête-à-tête de la fin de trimestre.Il permet aux élèves de situer leurs résultats concrets, de prendre la mesure des efforts à accomplir et d’envisager des solutions pour y parvenir. Ainsi, au CLEF, tout est mis en place pour que les connaissances et compétences non acquises le soient assez vite par la suite, sans pénaliser la progression de l’élève dans sa scolarité.
Le tutorat entre pairs et le travail sur fichiers autocorrectifs étant, notamment à l’occasion du travail individualisé, des outils précieux d’accompagnement de l’élève dans son travail dans le cadre d’une évaluation formatrice. Le livret de compétences suit l’élève jusqu’à la fin de sa scolarité obligatoire.Au CLEF, si l’évaluation diagnostique peut être nécessitée, elle n’est pas forcément systématisée dans la mesure où le livret de compétences recueille les informations sur l’acquisition progressive de la maîtrise du socle pour tous les élèves et tout au long de l’année scolaire (et plus seulement à la fin de chaque cycle).
L’évaluation de la maîtrise progressive du socle implique un élargissement des critères d’appréciation de la performance de l’élève. L’évaluation ne repose pas sur le seul contrôle écrit : elle multiplie les angles d’approche et prend en compte différentes situations d’apprentissage : il s’agit de valoriser les prestations orales, le travail de groupe, les travaux personnels de recherche. (…) Dans le second degré, l’attestation de la maîtrise du socle induit une démarche collégiale de l’équipe éducative : différents professeurs sont en effet concernés par la validation de chaque grande compétence.Au CLEF, les critères d’appréciation de la performance de l’élève sont élargis : - aux prestations orales puisque ces dernières sont valorisées dans un climat de confiance lors des cours disciplinaires de l’après-midi notamment. - Au travail de groupe puisque il a le mérite d’exister et d’être productif lors des ateliers et productions notamment. - Aux travaux personnels de recherche puisqu’ils constituent l’une des raisons d’être du T.I. Ainsi, les pratiques pédagogiques structurelles du CLEF programmées dans la continuité des apprentissages de chaque niveau scolaire rendent possibles de telles évaluations croisées qui prennent tout leur sens et toute leur portée.
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